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Des restes de signalétique sur du métal usé.

Vestige d’un véhicule de l’ONU après son abandon en Europe occidentale vers 2029 ou reste de signalétique sur du métal usé.

Cette nouvelle série de l’artiste Nicolas Noverraz est le reflet de la dégradation due à l’impact de notre activité sur les carrosseries des véhicules de transport.

12 pièces ont étées exposées en avant première à la galerie Calamart fin 2021. 

 

Nicolas Noverraz aborde la thématique de la consommation également à travers d’autres techniques. En effet, il s’intéresse à la trace laissée par l’homme sur son environnement, essentiellement urbain. Ce sont ces objets du mobilier urbain « consommés » par l’homme, et sur lesquels il a laissé la trace de son passage, qui l’intéresse tout particulièrement et qu’il traite de façon hyperréaliste. Il a également développé le concept d’« l’art-pollution » . Un concept qu’il a inventé, et nommé. L’art Pollution consiste à fixer de façon permanente sur la toile, la pollution produite par notre activité humaine, gaz d’échappement , résidus d’huile de moteur de nos véhicules, déchets que nous pouvons laisser sur la chaussée, ainsi que ceux organiques et aléatoires, comme la pluie, les intempéries, et toute avarie dont nous n’avons pas la maîtrise.  Le résultat est surprenant et il faut avouer que cette démarche, d’apparence anodine, pousse à une profonde réflexion. Voici donc relancées les grandes questions écologiques (que rejetons-nous dans la nature ?) et les débats artistiques sur le beau et le laid. Autre clin d’oeil : un concept de toiles en forme de fûts de pétrole. Les « toiles fûts »  sont toiles objets ou sculptures car elles sont conçues pour être posées à même le sol et non accrochées à un support mural, de manière classique. A l’image des fûts empilés dans les entrepôts, on peut empiler les toiles fûts.

Nicolas Noverraz Empreinte